Transmusicales de Rennes 47 ème édition Vendredi 05 décembre 2025.

Nous avions débuté la soirée du Vendredi 05 Décembre 2025 avec SSADCHARLIE.

Avec son dernier EP « im not like the other girls », le garçon confirme une identité artistique forte et inclassable. Son style brut et expérimental fusionne Hip-Hop, Punk et autres influences, avec une intensité émotionnelle marquée . Ses chansons abordent des thèmes tels que l’homophobie, l’amour, l’identité ou l’adolescence, sublimés par des performances scéniques au style vestimentaire marqué . Le très bel ensemble, pantalon veste panthère cohabite avec une paire de claquette-chaussette , probablement allemande. La qualité de celle ci, permet au jeune prodige d’arpenter la scène et de nous régaler de quelques sauts tout en nous offrant de belles vocalises et une communion sincère avec le public. « Don’t be afraid to jump » nous chante t’il , pendant que je suis tout « Focus Focus on his face » et c’est parti pour le rush photos.


5 minutes c’est le temps qu’il me faut pour passer de l’Angleterre à la Belgique, sans passer sous la manche, mais en mettant une capuche (il pleut sur Rennes).
Du hall 4 au hall 5, le voyage est rapide, l’espace s’agrandit, la scène aussi.
L’artiste que je vais découvrir est d’origine Angolaise.
Martha Canga Antonio, connue sous le nom de Martha Da’ro, est une artiste plurielle, à la fois chanteuse et actrice (notamment dans la série Lupin). Après un premier album en 2023 néo soul elle dévoile aujourd’hui sur scène, entourée de claviers, batterie et percussions, un son plus dansant nourri de breakbeats et d’influences africaines.
Martha Da’ro charme par son timbre singulier, presque enfantin, à la fois délicat, envoûtant et chargé d’émotions.
Sa silhouette frêle aperçue au détour d’un caisson de retour sons, s’échappe progressivement des fumées qui l’entourent.
L’éclairage minimaliste rend l’expérience mystérieuse et le cliché magique. Une chevelure rousse s’échappe du noir des lumières absentes et donne apparence progressivement à un jeune visage. L’incarnation vocale d’une Amy Winehouse hante le hall 5. Mais Le globe trotter que je suis, regarde déjà sa montre et ne s’accorde plus, déjà, le temps de cette apparente parenthèse enchantée.
La tête et la boussole sont déjà orientés vers le Hall 4 et sa promesse d’un esthétisme Science Fiction (SF) rétrofuturiste Mexicain à venir avec le groupe Descartes a Kant.
Qui veut voyager loin ménage sa monture ! J’aurai peut être dû écouter un peu plus Jean Racine et surtout Martha Da’ro.

Album : Philophobia (Aniratak, 2023)

22h35 : Rendez vous pour un épisode de Science Fiction avec le groupe Descartes a Kant.
Plus particulièrement, avec Sandra Rodríguez Michel (alias Sandrushka Petrova), la chanteuse et guitariste du groupe. Sa mission, tel le capitaine Kirk au commande du vaisseau Enterprise : explorer de nouveaux mondes étranges, chercher de nouvelles formes de vie et de nouvelles civilisations musicales. Oscillant entre noise, surf-pop, punk, prog rock et métal, le quartet à l’esthétique SF rétrofuturiste secoue les frontières musicales et brouille les genres. Le groupe livre une performance live baroque, intense et débridée ou le Kitch peut, tel les vilains extraterrestres de la série, s’échapper de temps en temps de cette théâtralité.
Entre prises et prises de photos , on ne sait plus où mettre de la tête et du déclencheur, les oreilles elles se perdent un peu. Mais, c’est comme à l’école, quand on est sage, on gagne une image. Alors c’est cadeau, une photo sous vos applaudissements.
Il est 23h30 sur la planète Terre et je peux voyager à la vitesse de la lumière ( tamisée) vers le hall 5 voir si le rock brut et frontal des cousins portugais Maquina n’était pas la forme de vie à fréquenter.

Album : After Destruction (Cleopatra Records, 2023).

23h10 : Monolithe noir avec MAQUINA le trio portugais de l’écurie Fuzz Club.
Fais le malin, Fabrice ! Encore un groupe que tu ne connaissais pas la semaine dernière ! Il t’aura fallu, un premier conseil de Hugo le bassiste et une interview d’un ami chroniqueur de la revue Rock MOWNO pour que tu daignes exposer tes oreilles classées aux sons musclés des Lisbonnais.
Le vaisseau Enterprise mexicain venant juste d’atterrir au Hall 4, c’est donc sur une fin d’éclipse de 15 minutes que j’apprécierai la messe noire du trio MAQUINA.
Avec Dirty Tracks For Clubbing, leur premier album, le trio annonce clairement la couleur : du noire à faire vibrer les dancefloors avec un son volontairement brut et abrasif. Portée par des grooves hypnotiques, cette “machine” lisboète libère une énergie folle et dynamite les frontières entre les styles. Krautrock dansant, rock industriel aux accents funky, musique électronique sans synthés ou rock massif et noisy plongeant dans une transe psychédélique : leur univers réunit tout cela à la fois. Ici pas de fioritures, de l’énergie, de la sueur, du cheveux longs qui s’envolent au ciel pour João Cavalheiro (guitare) ou arrosés pour tenir la gravité pour Halison Peres ( batterie / chant ). Tomás Brito (basse) complète la Machine . Un concert de 1 h sans temps mords et un public accroché aux barrières, en transe et sans torticolis ( Euh!).

Attention ça décoiffe !

Album : PRATA (Fuzz Club, 2024)

Le concert UK de la soirée hier aux Transmusicales. avec MY FIRST TIME.
C’est vrai qu’en général on s’en souvient tous.
Les 4 (très jeunes) musiciens de Bristol ont retourné le Hall 4 avec un aplomb que peu jalouser les plus anciens. Ils sont repartis, vous vous en doutez, sur vos aplondissements.

Un peu de Blur, un peu de The Streets, c’est plus facile de qualifier le quatuor anglais à froid.
Hier la concurrence était forte pour les nerveux du sons , car en même temps le groupe lisboète de rock/psyché/noise les MÁQUINA jouait sur la grande scène.
Cette fois je n’ai pas zappé et quitte à bouger, autant le faire en pied de scène, plutôt qu’entre 2 scènes ! Belle idée que j’ai eu là, tant l’énergie et l’ efficacité des morceaux imposent le respect.

Des têtes de poupons ,en particulier la batteuse, mais ils jouent comme des grands!
Isaac Stroud‑Allen le leader de 25 ans harangue et descend très rapidement dans le public.
Ce qui est bien à cet âge, c’est que tu es suffisamment svelte pour remonter en 2 sauts sur la haute scène. En plus, ça te permet de le faire plusieurs fois .
James Mellen à la Guitare aux faux airs de Johnny Marr et la bassiste Niamh “Naia” Jones encadrent Isaac de la meilleure des façons, du bon son en stéréo. Une gestuelle vivante et un rythme soutenu par les baguettes agitées de Jordanna Forsey.

En deux ans, le groupe a donc sorti six singles sur le label Parlophone, alliant riffs incisifs, énergie punk et refrains dansants.
Parmi leurs titres récents figurent Bodybag, Much Better et Brand New (2025).

Promesse de lendemains qui chantent avec MY FIRST TIME, je m’en souviendrai.

Photos entête DJ Paul Sous Sol (Crème brulée records)

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