MUTATIONS FESTIVAL BRIGHTON JOUR1( suite)

Vendredi 07 Novembre 2025.

C’était quand même bien plus simple, quand on avait seulement 3 chaines de Télévision, pour choisir son programme du soir ! Généralement c’était le Dimanche ou le Mardi et sur une seule chaine.

Il y a (déjà) une semaine à Brighton, j’ai du choisir parmi 8 programmes simultanés et sans rediffusion, en prime time 20h40-22h! Exit donc, Adult DVD, Ditz, University, IST IST et consorts, Bonjour Dry Cleaning.
Je n’étais apparemment pas le seul à avoir jeté mon dévolu sur le groupe originaire du sud de Londres, tout près d’ici, à la vue du nombre de photographes au crash barrière. Je m’entends déjà très bien avec le border line ( Mr sécurité) et ses 3 mots de français ( souvenir de Marseille) et mes 3 mois d’anglais (souvenir de Duolingo) , cautionnent mon laissé passé pour 1 chanson et demi, histoire de shooter la jolie Florence.

Je retrouve donc, pour la seconde fois ( après al Route du Rock 2024), avec un plaisir non feint, le quatuor. Celui ci impose son identité sonore singulière dès le 1er titre « Strong Feeling« , porté par la voix parlée de Florence Shaw et une section rythmique irrésistible. Sur scène, les musiciens affichent un style vestimentaire majoritairement noir, tandis que Florence fascine par son allure Morticia et ses gestuelles posées.

La setlist rassemble les titres phares des deux albums (New Long Leg 2021 et Stumpwork 2022). L’énergie live, surtout grâce à la basse groovy et la cohésion du groupe, capte rapidement l’attention du public. Ma minute 30, au plus prêt du soleil, me crame les yeux. Un pas de recul est obligatoire pour suivre le reste du concert, mais je reste fasciné par le monologue de Florence au risque tout de même d’être hypnotique. C’est heureusement, le surjeu du bassiste, Lewis Maynard (Mr j’en fais trois tonnes) et la voltige de son médiator qui me tiendront en haleine.

Que dire de plus? Si ce n’est qu’on fini tout de même par perdre l’attention, d’un concert de 15 titres, sans réelles communions avec le public, si ce n’est les sourires de Florence. Tout le monde ne s’appelle pas Cal Francis, et j’imagine que sur l’autre chaine (la salle revenge) le leader de Ditz slame sur le dos, les spectateurs font du circle pit.

C’est sans regrets, car ici j’ai pu récupérer le fameux médiator de Lewis et que je compte bien moi aussi un jour rouler des caisses avec mon jeu de basse.

En attendant, on va aller boire une bière en naviguant sur une mer relativement calme. Mais au fait, ou est passer mon stagiaire?

Une faille spatio-temporelle me fait voyager dans le temps et me ramène au Vendredi 07 Novembre, inexorablement.
La faute à qui , la faute à « Mic… » mon stagiaire de 3ème. Je me suis juré de lui raconter l’ensemble des concerts captés à Brighton. Et pourquoi cela? Il n’était pas avec toi?

Si, bien sur, mais comment vous dire, je ne l’ai pas senti aussi attentif passé les 22h alors que l’on s’apprétait à passer dans ce qui est ici communément appelé les afters.
After eigh, ou plus exactement After ten PM.
On avait beau avoir nettoyé à sec avec Dry Cleaning, il nous fallait encore passer le balai pour chasser la poussière au Dust.
La salle est jalousement gardée par un molosse à lunette qu’on finira par appeler « un Polnareff », futur copain de mon petit stagiaire.
Les anglais aiment le son qui bouge et fait danser et c’est dans une salle bondée qu’officie le groupe gallois de VLURE. J’ai beau me hisser sur la pointe des pieds, je ne vois rien, mon gabarits ne collant pas avec celui des piliers du pac Anglais. Il fait chaud, on transpire, ça se bouscule, donc je décide de m’échapper, histoire de me rassasier.


C’est dans un fast-food proposant du Kebab Afgan, que votre reporter échange 3 mots sur le cricket avec son acolyte stagiaire transformé à l’occasion en capitaine Haddock, la pipe et les jurons en moins. Tintin à kaboul, histoire de récupérer un peu et de retourner voir la suite du programme avec le groupe Madmadmad.

Cette fois la salle s’est vidée et c’est positionné sur les marches d’accès back stage que je peux suivre ce concert . Le groupe s’est formé à Tottenham, dans le nord de Londres. Il réunit aujourd’hui Benji Bouton (basse, synthé, voix), Kevin Toublant (basse, Moog, effets) et Matt Kelly (batterie, percussions). Leur son oscille entre electro expérimental, post-punk, funk, dance-punk, et krautrock . Un live particulièrement dynamique avec basse puissante, machines électroniques, batterie, le tout créant une ambiance très “party”. Une virée en Club pour passer les minuits.

Cendrillon ne montera pas dans mon carrosse, puis que mon invité VIP ( précieuse) est rentrée en bus dès 22h.

Seul mon stagiaire , au prénom dévoilé, tiendra le coup avec moi pour le premier 1/4 h du groupe Y[why] . Histoire de flasher Sophie Coppin (synth & chant) qu’on aimerait bien avoir comme copine et Adam Brennan (guitare + chant) que je prenais, par erreur, pour le frère de Lias Saoudi des Fat White Family.
Le guitariste au béret fait bien partit du groupe susnommé, mais ne partage pas le même sang que Lias. Un petit tour appréciable et puis s’en vont.

Le trajet à pied estimé à 20 minutes, durera finalement 30 minutes, la faute aux renards et à l’appétence pour la discussion autochtone de qui vous imaginez.

C’est généralement la nuit, qu’on refait le monde et ces ballades nocturnes forgent l’amitié de 2 personnes qui pour cette histoire s’imaginent un lien d’apprentissage, mais qui en réalité sont déjà de sacrés poteaux.
Les chats ne font pas des chiens et les renards non plus, à moins que se ne soit « qui se ressemble, s’assemble », je suis fatigué, la journée a été longue et demain le 1er concert commence à 14h.
Bonne nuit.

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