The Boo Radleys (UK) Salle Hydrophone Lorient Un Juke Box à ciel ouvert.

Dépêche toi ! Il ne s’agit pas d’être à la bourre Radleys ce soir !
Quoi, ça ne se fait pas de commencer une chronique par un calembour datant d’une autre époque?
Moi, je dis que c’est possible, si tu t’apprêtes à parler d’un groupe, lui aussi d’une autre époque.

En effet, plus de trente ans nous séparent, entre ce mercredi 11 Février 2026 et le samedi 9 mai 1992, ou pour la première et unique fois, je voyais The Boo Radleys, en très bonne compagnie puisque accompagné des Little Rabbits, That Petrol emotion et les fabuleux Pale Saints du côté de l’INSA de Rennes et son festival pétaradant Rock and Solex.
Autant, vous dire que ma mémoire capricieuse, ne renferme pas de souvenirs impérissables, mais une impression de bruits forts, attribués par erreur à nos visiteurs de ce soir. Excusez moi!

Histoire de se remettre en oreille le groupe, la pré-écoute de « Everything’s Alright Forever » confirme le fait que les anglais de Liverpool, n’ont pas seulement battu Saint Etienne en 1977 à Anfield, mais ont également contribué à l’essor des guitares saturées, textures aériennes et voix souvent en retrait, caractéristiques de la musique Shoegaze des années 90 chère à mon cœur.

C’est sous une lumière bleue tamisée que le groupe, composé des membres originaux Sice (Simon Rowbottom)-chant, guitare, Tim Brown-basse, Rob Cieka-batterie, rejoints par deux musiciens Louis Smith-guitare et Nick Etwell-trompette, entre sur scène.

Les guitares claquent tout de suite sur « C’Mon Kids » et vont osciller, à rebours entre nouveaux morceaux, britpop et shoegaze. Un véritable Juke Box, avec aux manettes le très souriant Sice, qui en plus de remettre 19 fois une pièce dans la machine, porte un très beau costume. Seule faute de goût ( si je peux me permettre), ses chaussures ressemblant plus à des Croks qu’à des Clarks, qui font tristes mines par rapport au Doc Martin’s de Tim ou les baskets jaune orange de Louis.

Qu’importe ! les notes de musique volent suffisamment haut pour ne pas rester scruter ce ras de sol. Le toit de la grande salle de l’hydrophone, brille de tous ces spots, gravant Boo Radleys en lettres de noblesse, dans un ciel lumineux pour les quelques 300 spectateurs, fan de première heure, venus applaudir leur favorit-band.

La combinaison mélodie pop et murs de son , donne cette identité sonore unique, véritable signature du groupe.
Au firmament des soirées « C’est LENOIR« , je me demande, ce soir si The BOO Radleys sont la tête ou la queue de la comète musicale des années 90.
Le timbre de voix de Sice est d’abord sous influence d’un groupe comme Supertramp, sur le morceau « Seeker« , le groove ska s’entend sur « Upon 9th and Fairchild » et le mélange subtil de pop, guitare et trompette me rappelle régulièrement l’enthousiasme du chanteur de James Tim Booth.
Sice ne danse tout même pas comme lui, moi non plus d’ailleurs, mais ma jambe droite trouve finalement sa folie sur les titres connus « Lazy day » et « Skyscrapper » joyaux du shoegaze.
La britpop prend son envol sur « what’s in the boox » fille cachée d’un Freddie Mercury et future mère d’un Gallagher. Puis la voix cloner de Black Francis se fait entendre sur « I hang suspended » puis cotoye celle de Billy Corgan des Smashing Pumpkins sur « the Finest Kiss » avec des riffs Hookystes.
Nous terminons avec « Lazarus » à l’introduction très Clash et à la trompette triomphante, cette soirée très plaisante ou les fantômes des années 80 ont côtoyé ceux des 90 voir des 2000.

Rien ne se perd tout se récupère et le futur album « In Spite of Everything » de THE BOO RADLEYS brillera certainement une nouvelle fois en ces années 26.

DSC_0074
PlayPause
previous arrow
next arrow

A lire également

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *