MUTATIONS FESTIVAL BRIGHTON JOUR 2 (suite)
Samedi 08 Novembre 2025.
Ne partez pas si vite, il vous reste bien 2 ou 3 concerts !
Oui , moi j’irai bien voir Opus Kink au Dust. Mais c’est quoi cette file d’attente? Comment ça Mr le faux Polnareff, je ne peux pas passer devant tout le monde avec mon badge photos !
« Fuck off », on taille quand il n’y a plus d’espoir , direction the hope & Ruin.
Un passage par l’artère principale de Brighton Queens Road, ou les reines du samedi soir ( il n’est que 22h30), jupe hyper courte et talons aiguilles sont de sortie et je vois mon stagiaire s’intéresser soudainement aux intérieures d’échoppes : « j’adore les épiceries anglaises »..
Tu m’en diras tant ! moi je veux prendre des photos de groupes de musique pas de caisse enregistreuse et encore moins de chef de superette énervé par ce cliché volé. Allez au mail !. Cette fois, on grille tout le monde, prétextant être attendu, et on découvre une nouvelle salle, dans son jus, transpirant le rock et ce qui va avec “sex, drugs and rock ’n’ roll”.
Une tigresse rugit sur scène, je flashe ( moi j’adore les safaris photos). Jeannie and the White Boys, je ne connais pas ce groupe ! C’est vrai que le guitariste me parait un peu palot avec sa chapka sur la tête. Pas le temps de savoir si il est malade, fin du concert. Une pause bière et voilà qu’on attaque la soirée Moustache.

Jools est le groupe suivant. On me promet du noise rock du garage punk et une prestation sauvage. Je ne vais pas être déçu. Après tout, le groupe de Leicester, actif depuis 2019 se dit inspiré par le mouvement littéraire et culturel américain des années 50 : La Beat Géneration. Incarnant une quête de liberté brute, une écriture spontanée et une révolte poétique contre le conformisme et la société de consommation.
La musique de Jools reprend cette énergie en mêlant intensité émotionnelle, engagement social et chaos libérateur, comme un cri moderne héritier de cette tradition. Une fois qu’on a proprement écrit cela, il faut décrire le « bordel » que les deux têtes pensantes du groupe ont foutu. Vous vouliez de l’espoir, Jools n’ est pas loin d’avoir mis cette salle en ruine.
Remonté comme un coucou, le sage Mitchell “Mitch” Gordon, retire rapidement sa chemise à jabot et monte à l’échafaud, condamné à hurler, à rouler par terre et à sauter dans le public et parfois à se taire. Il laisse alors l’effet l’effet visuel et sonore à sa partenaire Kate Price, catwoman qui ne laisse personne indifférent. Son énergie, sa voix et la dimension théâtrale qu’elle apporte renforce la profondeur émotionnelle de la musique et vous donne un coup de fouet, au propre comme au figuré. Le dernier album de Jools s’appelle « Violent delights« , son 1er titre est « The pleasures », tout est dit. Jools est un groupe engagé, qui fait du bruit, au style rebêle et parfois excessif. Passez cette folie, un titre comme « limérence », beaucoup plus calme trahit une dualité et reste le symbole d’un mode de vie libre à la recherche d’expériences intenses. Et tant pis pour cette pauvre photographe qui s’est pris sur l’appareil, l’oiseau Mitch et un spectateur fraichement dé-chemisé, ratant leur envol.

« Désolé pour la poussière », je n’ai pas eu le temps de faire le ménage je n’avais pas mes GANS.
Dernier groupe visé GANS , le Duo de Birmingham ( Tiens Tiens), formé par Euan Woodman (batterie + chant) et Thomas Rhodes (basse + chant).
Ayant déjà pu voir une prestation du duo cet été à la Route du Rock , je savais à quelle énergie je pouvais m’attendre. Une batterie percutante, un son électro intense, une forte densité émotionnelle, un chant rapide et enthousiaste constituent le coktail explosif de GANS. Une nouvelle fois, je ne serai pas déçu, même si la comparaison avec le duo de la journée BIG SPECIAL témoigne d’une différence de niveau. L’écart d’âge peut expliquer ce positionnement mais la persévérance de Euan à fendre la foule et à partager sa joie est la promesse d’une progression possible. Le travail paye toujours et en plus « I think i like you«

En parlant de cela, Mikaël et moi, nous sommes sur le front depuis 12 heures et il serait temps de rentrer.
Être photographe accrédité reste un engagement bénévole. je me rémunère par le plaisir, mais même si le travail, c’est la santé, là je commence vraiment à sentir la fatigue.
Clic de fin de ce superbe Festival Mutation à Brighton.
A l’année prochaine I hope.