La Route du Rock Vendredi 14 Août 2026 : UK mon Amour!
LA ROUTE DU ROCK Sous le soleil exactement ! 18h Alice Costelloe traverse l’espace caillouteux qui la mène, elle et ses musiciens sur la scène des remparts ce Vendredi 14 Août.
Derrière ce visage juvénile se cache pourtant déjà une quinzaine d’années de carrière. Alice Costelloe a d’abord fait ses armes au sein de Big Deal, duo formé avec Kacey Underwood, qui publiera trois albums avant de mettre l’aventure entre parenthèses. La Londonienne poursuit depuis quelques années son chemin en solo, désormais accompagnée par le label indépendant Moshi Moshi Records. Une nouvelle étape qui s’est concrétisée cette année avec la sortie de Move On With The Year, son premier album sous son propre nom.
Sur scène, l’Anglaise propose une art-pop délicate, légère et volontiers intimiste, à l’image de son nouvel album. Entre indie-pop et arrangements plus vaporeux, l’instant est doux et ensoleillé.
Le concert prend progressivement de l’ampleur au fil des morceaux, jusqu’à s’étoffer quelque peu sur la fin, sans jamais perdre cette retenue qui semble constituer l’un de ses principaux atouts. Pas de démonstration, mais une présence discrète et quelques jolies mélodies pour installer tranquillement l’ambiance.
Une entrée en matière réussie et légère pour cette deuxième journée de la Route du Rock.

Cette fois, ce sont Florence Shaw et son groupe Dry Cleaning qui ont investi les planches de la scène du Fort. Avec Avec Secret Love, les londoniens confirment leur place parmi les groupes les plus singuliers du rock britannique actuel. Entre tension punk, influences no wave et atmosphères plus mélodiques, le quatuor construit un univers à la fois brut, décalé et profondément personnel avec comme personnage central la mystérieuse Florence. Aucuns faux rythmes entendus et un enthousiasme très communicatif. Première claque de la journée !
Alchimie parfaite du soleil, du public , de la voix de Florence Shaw et personnalité singulière de chaque musicien : les 4 Fantastiques !

Particulièrement inspiré, c’est Tom Dowse le guitariste tatoué, qui prendra en charge la présentation du groupe et une bonne partie des échanges avec le public. Il nous a montré toute l’importance qu’il occupe au sein du quatuor londonien. Facéties capillaires aussi pour Le bassiste Lewis Maynard, l’un des piliers du son de Dry Cleaning. Sa basse ne se contente pas de suivre la batterie : elle donne aux morceaux leur pulsation, leur mouvement et une bonne part de leur tension. Enfin bien en tendu, Le ton monotone de Florence s’écoute de préférence l’été loin de l’automne et de ses sanglots. Un concert des Dry Cleaning joyeux et juste comme je l’avais rarement entendu.
Le 4ème fantastique est Nick Buxton, l’un des membres fondateurs du quatuor. On peut le présenter comme le métronome discret du groupe. Sa position reculée sur la grande scène du Fort ne me laisse que peu de possibilité de le prendre en photos. Pour cela il faudra que je prenne du recul, sur le groupe et sur ce concert généreux.

La soirée du Vendredi se devait d’être alterner entre guitares déchainées et son expérimentaux, et c’est avec intérêt que je découvre le trio londonien MOIN réunissant Tom Halstead, Joe Andrews (Raime) et la percussionniste Valentina Magaletti.
Entre grunge, shoegaze et post-rock, le groupe réinvente le rock à guitare à travers une musique dense, hybride et imprévisible, où énergie brute et textures singulières se rencontrent. Les fans inconditionnels étaient nombreux à la barrière et c’est toujours bon signe
Puisque les UK étaient au cœur de cette soirée du 14 Août dernier, place aux Écossais de Mogwai figure majeure du post-rock depuis plus de trente ans.
Entre délicatesse, puissance brute et émotion, le groupe nous embarque dans un univers unique, fait de montées en puissance et d’explosions sonores.
Avec « Hi Chaos », « Fanzine Made of flesh » ( album The Bad Fire 2025) et « Ritchie Sacramento » (album As the Love Continues 2021), Mogwai chante fort : attention, les poils se sont hérissés et pourtant il faisait chaud!

Il faudra attendre 23h15 pour que le dandy anglais Baxter Dury ne prenne la suite des festivités sur la scène principale du fort. Avec ses claviers élégants, ses basses addictives et son spoken word désabusé, Baxter Dury cultive depuis plus de vingt ans une pop singulière mêlant humour, groove et autodérision. Avec Allbarone, son album le plus ambitieux à ce jour, il poursuit son exploration d’un univers toujours aussi élégant, décalé et reconnaissable.
Le costume était pourpre, la chemise jaune, ouverte sur un torse provocateur et les adorateurs ont adoré. Gare aux excès de provocations « masculines » et aux postures de Samouraï ! En y abusant, on risque de fâcher ou de perdre une bonne partie du public. Mais pour moi l’essentiel est ailleurs! Un groove et une set-list magnifique qui font de ce concert l’un de mes préférés du week end.

Une journée quasi parfaite, où se sont succédés des artistes UK en passant par l’Angleterre, le Pays de Galles, L’écosse et au final l’Irlande. La beauté, le raffinement, la provocation se concentrent autour de Londres, mais le frisson vient d’Ecosse et le feu sacré coule du volcan Irlandais.
Originaire de Dublin, Sprints s’impose vraiment comme l’une des formations live les plus intenses de la scène punk actuelle. Porté par la voix puissante de Karla Chubb, St Malo s’est vu submerger par la lave en fusion Sprints et des spectateurs venus pour écouter, rire et slamer aux anges.

01h40, on bascule vers le dancefloor avec la productrice franco-canadienne, Marie Davidson mêlant techno incisive, spoken word et pop expérimentale. A vos marques, prêts, dansez ! 3 photos et puis s’en vont j’arête là les clichés dans le Rouge .

Un vendredi seulement perturbée par trop de gueules saoules qui ont largement pourries la soirée de spectatrices attentives.
J’espère qu’ils ne retrouveront pas la route du 1er rang demain Samedi ! Juste histoire de faire la chenille,. la Route du Rock ce n’est pas la fête à Neuneu!