La Route du Rock #34 Jeudi 13 Août : à hue et à dia.

Retour sur la première journée de la LA ROUTE DU ROCK, version fort St Père du Jeudi 13 Août 2026.
Une arrivée au Fort St Père, sous le soleil exactement et au pas de course, pour ne rien rater du premier groupe de cette 34è édition de la Route du Rock : le trio HORSEGIRL (US).
Originaire de Chicago, Horsegirl est un trio rock formé en 2019 par Penelope Lowenstein, Nora Cheng et Gigi Reece. Entre shoegaze et influences post-punk 90s, le groupe nous offre une entrée en matière sincère, mais manquant un peu de peps. Pas de quoi fuire au galop, mais tout simplement d’attaquer au petit trot dans le grand manège de Fort St Père.

C’est déjà un saut d’obstacle cette édition de la Route du Rock, et certains artistes ou probablement leur agence de communication, présentent une short-list de photographes sélectionnés et un contrat non juteux à parapher. Les mauvais chevaux (dont je suis) n’ayant pas été retenu, nous en profiterons pour boire notre première bière sous le chapiteau et glisseront simplement ici une photo de l’Artiste et productrice galloise, Cate Le Bon capturés en fin de prestation.

Accords subtiles et mélodies accrocheuses pour un des très beau concert de ce Jeudi à la Route du Rock. Neil Hannon façonne depuis trente ans, avec The Divine Comedy une pop élégante, raffinée et pleine d’esprit.
Avec Rainy Sunday Afternoon, le treizième album du groupe, il renoue avec son art unique de mêler mélancolie, humour et émotion, dans la continuité de ses plus grands disques. TP « Accordes ta guitare » So British!

On enchaîne avec le duo norvégien-danois SMERZ formé par Henriette Motzfeldt et Catharina Stoltenberg, mêle pop, électronique expérimentale et influences classiques. Avec Big City Life (2025), le groupe compose des paysages sonores intimes autour de la solitude, de l’amour et des émotions du quotidien. Une musique singulière et immersive, portée par des performances remarquées sur les scènes internationales. Pas sur non plus que l’on slame, mais au moins on devrait avoir les cheveux au vent ! Confirmation ! Un vrai TP réglage vitesse pour photographes. Avis recueillis très mitigés, on aime ou déteste. De mon côté c’est foutu je n’aurais jamais les cheveux longs.

Pas sur, non plus que nous nous mettions à parader avec les plus belles photos de l’édition avec le groupe suivant DARKSIDE. Guitares hypnotiques, textures électroniques et atmosphères mystérieuses pour créer une musique immersive et hors du temps ou les ISO sont comptés sur les doigts de la main. Les fans du trio Nicolás Jaar, Dave Harrington et Tlacael Esparza savourent cette dimension sonore, pendant que moi , je file lire la notice de mon appareil photo Sony!.

Il faudra donc attendre le 14 Août et les 00h45 pour (enfin!) bouger notre jambe droite et transpirer dans nos Docs Martens en écoutant la bande de Cal Francis.
DITZ, originaire de Brighton, s’impose comme l’un des groupes les plus explosifs de la scène post-punk actuelle. Entre noise-rock, énergie grunge et intensité brute, le quintette livre des performances sauvages et hypnotiques et Cal n’aura même pas attendu la fin du 1er titre pour voler dans la foule, nuisette au vent.
Avec Never Exhale, son deuxième album, DITZ confirme sa puissance sonore et sa capacité à embarquer le public dans une véritable transe collective. Généreux à souhait c’est tout le set que l’on pourra suivre depuis le crash barrière. Il n’y a désormais plus d’obstacles à ce que DITZthyrambique remporte le Prix équestre de ce Jeudi 14 Août. D’un son bourrin, on peut donc faire un live pur-sang de compétition.

Toujours sans poches et sans contrats photos avec la musicienne, productrice et performeuse canadienne Peaches, c’est en passant devant un écran que je n’apprécierais pas la prestation sexuée de l’Icône de l’électroclash. Mes oreilles sont de toutes façons déjà pleines, je rentre à l’écurie.

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