LEONIE PERNET Salle Hydrophone Lorient 12 Février 2026 : « Un live sincère, sans artifices, qui va droit au cœur ».

Ce soir, 12 février, j’ai rendez-vous avec Léonie Pernet du côté de la salle Hydrophone à Lorient. Fidèle à mes habitudes, je suis arrivé à l’heure et je me positionne rapidement au plus près de la scène, prêt à découvrir enfin celle que je n’ai jusqu’ici connue qu’à travers deux enceintes.

Nous sommes une petite centaine à accueillir la première partie de ce soir, le duo Nous Étions Une Armée. Dès les premières notes, celui ci nous frappe par l’énergie et l’urgence immédiate qui s’en dégage. Léo Nivot assure la voix principale et la partie guitare, tandis que Rémi Le Taillandier construit les textures électroniques et rythmiques qui s’échappent d’un synthé au son numérique et d’une guitare tranchante analogique. En quelques secondes, ils réussissent à faire passer la salle de 0 à 120 décibels, entraînant le public dans leur univers intense et immédiat, dans une obscurité inquiétante. La boîte à rythmes basique et une voix parlée‑chantée très singulière nous plonge dans une atmosphère où se croisent rock, électronique minimaliste et textes poétiques. Un monde ou le désenchantement et le chagrin d’amour semble faire légion. Nous perdons vite espoir et manquerons de nous inquiéter pour cette jeunesse désenchantée. Nous serons rassuré de retrouver le duo, bien moi torturé, au merch de fin de concert. Enthousiaste de se retrouver là, en si bonne compagnie, rassasié d’un rougaille saucisses et bien dans leur basket de jeune homme de 27 ans, ils savourent déjà la réussite de leur projet et s’apprêtent à prendre la direction de la capitale. Leur 1er album Mais le ciel est sublime ( autoproduit) est sorti en 2025 et la tournée du moment doit les conduire à Paris à La Cigale le 28 Novembre prochain.

21h30 les lumières bleues et violettes plongent la salle dans une ambiance mystérieuse, les notes électroniques accompagnent l’arrivée des 2 musiciens (violons, synthé et batterie) et le morceau « Vowel » traverse l’espace qui sépare la scène du fond des gradins. Nous sommes maintenant environ 300 personnes et les notes de violon et de synthétiseurs s’entendent pour un premier frisson sur le morceau « Les Renes » du monde qui nous inspirent à la paix. La déclaration d’amour est faite et même si ce soir je n’ai bu qu’une bière, je souhaite que mes rêves ne prennent pas l’eau. Léonie Pernet mélange musique électronique, percussions et sa voix « grave » crée un univers personnel, à la fois sensible et engagé.
Elégante et concentrée, il est assez intimidant de tirer le portrait de celle qui régulièrement en front line, tape ses percussions, ou recule d’un pas et joue sur son synthétiseur, debout, assise, seule ou ( bien) accompagnée, par Jean‑Sylvain Le Gouic – synthétiseur, batterie et Yovan Girard – violon et synthétiseur.
Sa voix porte le concert avec calme et puissance et trouve des sonorités sensuelles et particulièrement mélodiques sur les titres « je suis un souvenir « . Les textes sont riches, parfois tristes « Le pas de l’au-delà » ou pleins d’espoir. Finalement, le public se retrouve léger comme un papillon avec la chanson « Butterfly » et laisse échapper des pas de danse urbaine puis ethnique, enjoués par les percussionstribales qui s’échappent du djembé de Leonie.
Les 12 titres joués avant rappel, font la part belle à son dernier album Poèmes Pulvérisés, et se complètent parfaitement. Acid Niger et Paris-Brazzaville, ont particulièrement marqué le public par leur intensité, leur énergie et leur universalité .

À la fin du concert, Leonie Pernet invite une partie des spectateurs à monter sur scène puis à s’asseoir. Dans une atmosphère plus intime, elle a joué le titre “Réparer”, créant un moment suspendu, simple et profondément émouvant.

Assister à un concert de Léonie Pernet, c’est vivre un moment immersif et intense, entre énergie électronique et émotion. Un live sincère, sans artifices, qui va droit au cœur.

DSC_0317
PlayPause
previous arrow
next arrow

A lire également

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *